Avec “12 navires à propulsion poétique et 3 cabanes à voile”, Stéphane Dauthuille poursuit son exploration d’un monde fragile et onirique, tout en en déplaçant le cadre. Là où ses précédentes œuvres s’inscrivaient dans un territoire végétal, plutôt domestique et enveloppant, cette nouvelle série introduit une dynamique inédite : celle du mouvement. Les formes d’habitat quittent le sol pour s’aventurer en mer. Elles deviennent mobiles, exposées, livrées à une dérive lente dont les règles échappent à toute logique fonctionnelle. Cette nouvelle série prend pourtant pour point de départ des figures issues d’un univers résolument utilitaire : porteconteneurs, tankers, vraquiers — ces navires de fret qui sillonnent les mers sans promesse d’évasion, sans luxe ni volupté.
